30 juin 2009
LE PORT DE LA BURQA EN FRANCE: SCANDALEUX
Je n'ai toujours qu'un accès plus que précaire à internet, mais j'ai trouvé le moyen de venir. J'ai un message important à faire passer. J'aimerai qu'il trouve le plus d'échos possibles. Si vous savez comment m'aider à transmettre mon avis, aidez-moi. ne restons pas inactives devant ce qui se prépare!
Hier soir, le débat sur France 2 dans l'émission "Mots croisés" était des plus intéressant.
Personnellement, je suis profondément choquée et révoltée par cet
accoutrement. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une marque
d'intégrisme religieux des plus violente et agressive sans aucun
rapport avec la moindre expression ou liberté de choix vestimentaire.
J'ai écrit un texte à ce propos dont voici quelques extraits:
"Pour la première fois de ma vie, je me sens concernée par
des évènements qui secouent notre pays. Je ne me suis jamais engagée dans
aucune action quelle qu’elle soit. J’ai toujours laissé cela aux penseurs, aux
personnes plus concernées que moi et mieux informées, à celles qui avaient les
moyens de régler les problèmes et de faire avancer notre pays dans le bon sens,
dans le sens du développement moral et social.
Aujourd’hui, je me dois de vous faire part de mes sentiments. Je suis
profondément choquée et révoltée qu’il y ait un débat autour de la
question du port du voile intégral. Une enquête parlementaire me semble
une bonne idée par contre, pour comprendre comment une telle pratique a
pu aussi rapidement se développer dans notre pays si ouvert aux autres
cultures. Mais une loi interdisant le port de la burqa est absolument
nécessaire. Il faut absolument protéger les femmes contre une lecture
erronée et fallacieuse du Coran. Il faut absolument protéger tous ces
droits que les femmes ont mis tellement de temps à obtenir dans la
souffrance et les combats.
Je suis profondément humiliée dans ma dignité de femme, mais aussi dans
ma dignité d’être humain quand je croise de tels fantômes, de tels
semblants de personnes. Le port de la burqa doit être considéré comme
ce qu’il est réellement : une pratique intégriste de la religion
musulmane, une agression violente de la part de ces gens qui se disent
croyants, une agression contre nos valeurs démocratiques et laïques. Ce
n’est en aucun cas l’expression d’une liberté ou d’un choix individuel
qu’aurait fait une femme. Il faut d’ailleurs bien savoir que la plupart
de ces femmes sont manipulées et bercées de fausses illusions à ce
propos.
[...]
Je n’ai pas parlé de l’impact que cette tenue immonde pouvait avoir sur
les enfants, car cela m’est très pénible. J’ai des enfants et ces
femmes en noir sont terrifiantes pour eux. Des fantômes, des monstres
effrayants. Il y en a une dizaine dans le coin où je vis, mais elles se
cachent depuis l’ouverture des débats.
[...]
A l’heure où la violence conjugale commence enfin à être sérieusement
réprimandée et prise en compte, il est temps de réagir et de s’élever
contre une pratique qui ne peut qu’encourager certains hommes dans leur
désir de domination sur les femmes. "
Cette question fait l'objet d'une enquête parlementaire qui va
durer six mois. Il n'est pas normal que dans notre pays, en 2009, un
tel débat ait lieu. Les idées en faveur du port de la burqa sont si
sectaires et rétrogrades qu'elles ne devraient pas être défendues de
nos jours.
Je m'élève fermement contre cette forme d'asservissement humain!
16 juin 2009
Les hommes violents
Je suis en ce moment même le reportage "90' Enquêtes" sur TMC qui traite de ce thème. Je savais que je n'étais pas seule dans ce cas, je savais que de nombreuses femmes mouraient même des suites des violences de leur conjoint.
Cela fait longtemps que je voulais quitter mon ex-mari, mais trois choses m'en empêchaient.
D'abord j'espérais toujours le voir changer de comportement, cesser de m'insulter, cesser de m'étouffer et me faire confiance, moi qui n'ai jamais trahi sa confiance. Ensuite, les enfants étaient trop petits et j'avais peur de me retrouver seule à les gérer tous les trois, ce qui était très difficile jusqu'à il y a peu de temps. Enfin, je n'avais aucune ressource, pas le moindre centime pour pouvoir demander un logement et vivre quelque temps sans travail jusqu'à ce que j'en trouve un.
Et puis le temps a passé et mon ex-mari n'a jamais changé, son caractère a même empiré, je ne pouvais même plus aller m'acheter des vêtements seule.
J'étais allée à l'hôpital un jour, suite à des coups violents pour obtenir un certificat médical. Je n'étais pas allée porter plainte car la visite à l'hôpital lui avait suffit, semblait-il. Tout en sachant qu'il m'a par la suite toujours accusée d'avoir couché avec le médecin qui avait examiné mes bras et mon cou, car il était d'une jalousie maladive. Bref, depuis cet épisode, il ne m'a plus frappée pendant longtemps - mais les insultes pleuvaient continuellement.
Et puis en mars dernier, il m'a surprise en pleine discussion sur mon forum d'écriture avec des hommes - et des femmes, mais ce détail n'avait aucune importance pour lui. Mon dieu! J'échangeais une discussion avec d'autres hommes que lui! Je n'ai pas eu le temps de lui expliquer de quoi nous parlions qu'il m'a frappée au visage, ma tête a tapé contre la porte et je suis tombée dans le coin de la chambre, à demi-assommée, l'entendant me hurler des insultes et me menacer de nouveau. Je me protégeais le visage tant que je pouvais en attendant qu'il sorte de la chambre. Je ne disais rien, à quoi bon... Mais dès lors tout espoir m'a quittée, tout amour avait définitivement disparu, l'évidence venait de s'imposer à moi.
Je m'étais mise en retrait depuis suffisamment longtemps. Je préparais ma nouvelle pour le recueil d'Imperial Dream et il était hors de question que je laisse passer ma chance cette fois. Or, je ne pouvais pas accepter qu'il bousille mes chances de voir mon rêve se réaliser. L'écriture m'a sauvée ce jour-là, c'est une certitude.
J'ai compris dès lors qu'il ne changerait jamais. Les coups ne cesseraient plus. Les jours suivants, les insultes ont empiré. Il me les balançait devant les enfants. Des insultes dont vous n'avez pas idée tant elles sont humiliantes et destructrices. Et il appelait les enfants pour qu'ils en profitent! Tant qu'il les proférait seulement devant moi, ça allait, j'étais habituée. Mais maintenant qu'il ne se gênait plus pour les lancer en présence des enfants, cela devenait véritablement un calvaire. Et chaque jour le même cinéma se reproduisait. Je ne pouvais pas le laisser me détruire, détruire l'image que mes enfants avaient de leur maman. Surtout pour mon fils aîné. Il croit tout ce que dit son père, il boit ses paroles, son père c'est son héros. Alors évidemment, son papa ne pouvait qu'avoir raison dans ce qu'il disait sur sa maman.
L'ambiance n'était plus vivable. Alors j'ai prévenu mon mari. Je lui ai dit que j'allais partir. De toute manière, notre couple n'en était plus un depuis fort longtemps. Les coups, les insultes duraient depuis tellement longtemps... Je me rappelle la première fois qu'il m'a frappée, en l'an 2000. Je devais lui indiquer la route pour quitter Lyon, où nous nous rendions pour des raisons très personnelles. Manque de chance, je me suis trompée dans l'orientation, le ton a monté parce que je n'étais qu'une "conne" et il m'a mis un coup de poing sur la cuisse. Le bleu est resté longtemps. Le premier.
Bien sûr, vous n'êtes pas obligé(e)s de me croire. D'après lui, si j'ai reçu des coups ils étaient à chaque fois justifiés.
Quand je lui ai dit que j'allais partir, il m'a dit "Ben dégage, t'as raison". Il ne croyait pas que je le ferais.
Donc voilà, la situation n'était plus supportable. J'ai eu de la chance de travailler l'année dernière et de mettre un peu d'argent de côté. Alors j'ai pu partir. Tout le monde me conseillait de rester chez moi jusqu'à ce que je trouve un appartement, mais personne ne se rendait compte de la situation. Tout le monde me conseillait de partir au moins avec les enfants, mais je ne pouvais décemment pas faire dormir les enfants à l'hôtel, cela les aurait encore davantage traumatisés, d'autant que je savais très bien que mon ex-mari ne m'empêcherait pas de les prendre par la suite. Cela peut paraître paradoxal, mais je savais que je pouvais lui faire confiance à ce propos. Donc je suis partie à l'hôtel où je suis restée dix jours. J'ai trouvé un appartement le jour même où je suis partie de la maison et il a fallu dix jours pour que mon dossier soit complet et accepté par l'agence. Heureusement, tout s'est passé vite et j'ai pu emménager rapidement. Et le week-end suivant j'ai gardé mes enfants.
J'ai eu de la chance.
Mais je sais que beaucoup doutent de ce que je dis, beaucoup s'en foutent. Mon ex-mari est quelqu'un de très bien hors de notre couple. Je ne me suis jamais plainte de lui parce que je n'avais personne à qui en parler. Plus d'amies, ma famille vivant loin... En parler à sa famille à lui ne m'aurait valu que des moqueries et des ragots dans le dos. Alors ça n'était pas la peine.
J'ai eu de la chance d'avoir quelque chose à quoi me raccrocher. Beaucoup n'ont pas cette chance. Beaucoup ne parviennent jamais à s'en délivrer. Beaucoup en meurent.
Vous avez vu la pub qui passe à la télé à ce propos en ce moment? Elle est tellement vraie.
Mais le plus dur reste bien d'être crue par les gens à qui on se confie. Et les regards vous jugent tellement vite, vous croient tellement peu qu'en parler est difficile voire impossible, surtout si les coups sont espacés et servent ainsi rarement de preuves et restent en majorité verbaux. Même le médecin que j'ai vu à l'hôpital et qui a pu constater mes bleus et contusions ne me semblait pas tellement affecté par ce que je lui racontais. Mais avec le recul, je me dis qu'il devait en voir tellement souvent que cela ne le touchait plus...
Maintenant, je suis heureuse. Enfin, disons que je ne suis plus malheureuse, ce qui est déjà énorme.
Mais il est encore sur mon dos. Par exemple, je me suis faite faire un tatouage la semaine dernière - super beau d'ailleurs, un magnifique tribal - et il a trouvé le moyen de me le reprocher et de m'insulter à ce propos devant les enfants alors qu'il les gardait. Il a fallu que j'explique aux enfants lorsque je les ai récupérés, qu'il n'avait rien à dire sur mes choix, d'autant que je ne vivais plus avec lui. Il a fallu que je l'appelle pour lui rappeler que j'étais partie pour ne plus entendre ses insultes et qu'il ne devait pas parler de moi ainsi aux enfants en mon absence. D'autant que je ne parle jamais de lui en mauvais termes.
Je suis fatiguée, vraiment, mais j'y arriverais.
Voilà, merci de m'avoir lue et désolée de vous avoir saoûlées. Mais ça fait du bien de parler un peu, même si c'est à travers un écran d'ordinateur et même si ce que j'ai écris est certainement embrouillé... Faut dire, je suis claquée.
Si vous vivez une telle situation, ne vous laissez pas faire. C'est pas facile, mais la vie ne tient pas à grand chose. Je sais comme il est difficile d'ouvrir les yeux et de se dire que le problème vient bien de l'autre et non de soi. Il faut tenir et se battre et oser en parler. Maintenant, suite à une plainte ce sont les conjoints qui doivent quitter le domicile dans la plupart des cas. Courage [bisou]
Bon, je vais aller me coucher! [sourire] Demain j'ai une armoire à terminer de monter! Pas facile, mais j'y arriverais aussi, na!




